L'isoloir

Municipales 2014: journal de campagne à Paris

NKM scelle un accord avec Dominique Tiberi

NKM

La candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, mardi

Le Parti socialiste espérait faire enfin tomber le Ve arrondissement à gauche. Cela risque d’être plus difficile que prévu, après l’annonce de la fusion des listes de l’UMP Florence Berthoult et du candidat dissident, fils du maire sortant, Dominique Tiberi. « Florence Berthout et Dominique Tiberi ont décidé d’unir leurs forces sous une bannière commune, en présentant une liste d’union pour préserver le Ve et y battre la gauche », a annoncé Mme Berthoult dans un communiqué.

Dominique Tiberi hérite de la 2e place sur la liste… qu’il avait obstinément refusée quand NKM la lui avait proposée il y a plusieurs mois. « Dimanche soir, si la liste que je conduis est en tête, je serai maire du Ve arrondissement« , a précisé Mme Berthoult sur twitter, alors que certains redoutent déjà de voir la mairie finalement revenir à l’héritier des Tiberi.
Sur le plan électoral, la droite n’a guère le choix si elle veut espérer remporter l’arrondissement et ainsi pouvoir continuer à rêver à une victoire à Paris le 30 mars. En additionnant leurs voix du premier tour, Florence Berthoult et Dominique Tiberi totalisent 47,9% des suffrages, contre 42,9% pour l’alliance PS-EELV menée par Marie-Christine Lemardeley.

« La pire tradition des combines politiciennes »

Mais cet accord sent le souffre pour Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a fait campagne sur le « renouvellement » des équipes. Le maire sortant Jean Tiberi a en effet été condamné en 2013 par la cour d’appel de Paris à 10 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inégibilité pour organisation de fraude électorale lors des municipales de 1995 et des législatives de 1997. « Après avoir dit et répété à l’envi qu’elle renouvellerait la droite parisienne et ses méthodes, la députée de l’Essonne, en difficulté à Paris, se soumet à la volonté du système Tiberi, toute honte bue », accuse d’ailleurs Anne Hidalgo dans un communiqué. La candidate PS y dénonce une « manœuvre dans la pire tradition des combines politiciennes ».

« Pour tenter de sauver sa campagne, NKM est donc prête à sacrifier son honneur et celui de Paris », a renchéri Bruno Julliard, porte-parole d’Anne Hidalgo, sur twitter quand Jean-François Martin (ex-Modem rallié à la candidate PS) fustigeait un « accord de la honte ».

« Attentat contre l’écologie »

« J’avais proposé à Dominique Tiberi la deuxième place il y a déjà un an », a répliqué mardi Nathalie Kosciusko-Morizet lors d’un point-presse à son QG de campagne. Accusée de tenir un double langage alors qu’elle fustige les « magouilles d’appareil » entre socialistes et écologistes à Paris, la candidate UMP a assuré que « ce sont des situations très différentes ». Certes, elle a « donné mandat » à ses têtes des listes pour aller discuter avec les dissidents dans les arrondissements, et ce « dans le respect du suffrage universel ». Mais NKM insiste pour souligner qu’il n’y a jamais eu selon elle de « désaccord de fond » avec ces dissidents. « Ce ne sont que des désaccords de personnes. C’est très différent de ce qui est en train de se passer à gauche », où elle a qualifié l’accord PS-EELV d’« attentat contre l’écologie ».

Pour autant, les mains tendues à l’égard des dissidents n’ont lieu que dans les arrondissements « où cela a du sens », a-t-elle précisé. Dans le IIe, la dissidente UMP Hélène Delsol s’est ainsi retirée et a appelé à voter NKM sans avoir eu de réponse à ses demandes de fusion, quand Roxane Decorte (XVIIIe) a carrément décidé selon Le Parisien d’appeler à voter… PS, faute d’avoir pu se maintenir au second tour.

Delanoë, « le gars qui s’en va »

Dans le VIIe, NKM a par ailleurs « rappelé » dans un communiqué « que la seule liste que je soutiens (…) est la liste conduite par Rachida Dati ». Dès lors, « aucun autre candidat ne peut se prévaloir de mon soutien. Toute dispersion des voix à droite profiterait irrémédiablement à la gauche, en privant la droite d’un siège au Conseil de Paris ».

Un brin agacée, NKM a vertement répliqué mardi à Bertrand Delanoë qui a estimé qu’elle doit une grande partie de son bon score du premier tour aux « barons de la droite parisienne ». « Les bon vieux arguments de la gauche ! », s’est-elle exclamée, en accusant Anne Hidalgo de « se cacher » derrière le maire sortant « à chaque fois qu’elle est en difficulté ».

« D’ailleurs tout est vieux à gauche. Vous savez, quand vous faites un pot de départ dans une entreprise, c’est sympa, on est tous autour du gars qui s’en va… mais est-ce que c’est à lui de faire le plan de développement pour les années qui viennent ? ». L’intéressé appréciera.

Christine Ollivier

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Cette entrée a été publiée le 25/03/2014 par dans NKM, UMP, Uncategorized, et est taguée , , , , , , , .

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