L'isoloir

Municipales 2014: journal de campagne à Paris

Municipales #Paris2014: Sarnez, ou la quadrature du centre

Marielle de Sarnez et son équipe de campagne

La candidate du MoDem Marielle de Sarnez présente son équipe de campagne, le 26 juin à Paris

Candidate du MoDem à la mairie de Paris, Marielle de Sarnez, qui présentait mercredi son équipe de campagne au « Bistro des Dames », dans le XVIIe arrondissement, se heurte déjà à la quadrature du centre: comment parvenir à nouer des alliances quand on ne veut surtout pas choisir entre la droite et la gauche? Pour l’heure, c’est une gageure.

Pourtant, les appels du pied ne manquent pas. La candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, qui rêve de listes communes de la droite et du centre dès le premier tour, comme la socialiste Anne Hidalgo ont tendu la main au MoDem. Le parti de François Bayrou, qui avait recueilli plus de 9% des suffrages lors des élections municipales de 2008 à Paris, se verrait bien dans le rôle d’arbitre du second tour. Mais encore faut-il pour cela réussir à unir le centre. Et c’est là que les choses se compliquent.

Car il y a deux partis centristes concurrents dans la capitale: le MoDem et l’UDI de Jean-Louis Borloo, qui compte 11 élus au Conseil de Paris et devrait désigner l’économiste Christian Saint-Etienne comme chef de file dans cette campagne. « Je travaille à créer les conditions de ce rassemblement » des centres, a assuré mercredi Marielle de Sarnez. « Modérément optimiste« , elle a assuré « voir des responsables de l’UDI« , sans souhaiter donner de noms. « J’ai bon espoir que ce rassemblement puisse se faire« .

Mais c’est loin d’être gagné. Si le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo ou le député européen Jean-Marie Cavada sont effectivement favorables à une candidature centriste autonome à Paris, le patron de la fédération UDI de la capitale, Patrice Gassenbach, lui, pose ses conditions à une alliance avec le MoDem. Avant tout, il exige de Marielle de Sarnez qu’elle s’engage à se rallier à l’UMP au second tour. Hors de question pour le parti de François Bayrou, qui revendique son « indépendance ».

« Je n’en veux pas à personne »

En 2008, Marielle de Sarnez n’avait pas caché sa préférence pour le maire sortant PS Bertrand Delanoë par rapport à l’UMP Françoise de Panafieu, mais elle avait refusé de le soutenir explicitement avant le premier tour comme il le souhaitait. Une fois élu, le maire de Paris lui avait claqué la porte au nez, alors qu’elle plaidait pour un « partenariat » PS-MoDem. « La politique a ses règles, parfois un peu conservatrice« , regrette-t-elle aujourd’hui. Mais « je n’en veux à personne ». Avec 9% des voix et un seul siège de conseiller de Paris (contre 10 jusque-là), la stratégie d’autonomie du MoDem n’avait donc pas été un franc succès.

Pourtant, cette fois encore, Marielle de Sarnez refuse pour l’heure de saisir les mains tendues par NKM ou Hidalgo. Son objectif: parvenir à peser en devenant la troisième force du scrutin. Pour cela, elle présentera son projet « fin septembre-début octobre » et la composition de ses listes à l’automne.

Christine Ollivier

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Cette entrée a été publiée le 27/06/2013 par dans MoDem, Sarnez, et est taguée , , , , , , , , , , , , .

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